Dès le plus jeune âge, certains enfants peuvent manifester des signes de perfectionnisme. Tout petits, ils peuvent déchirer leur dessin s’ils ne le jugent pas tout à fait correct. Plus tard, ils peuvent éviter de faire leurs devoirs, ou refuser complètement de les faire, par peur de l’erreur.
Le perfectionnisme peut les conduire à se sentir dépassés, en colère et frustrés, ou tristes et repliés sur eux-mêmes. Pourtant, dans nos sociétés, ce trait de caractère n’est pas considéré comme une mauvaise chose. Le fait d’être qualifié de « perfectionniste » passe d’ailleurs souvent pour un compliment, désignant un étudiant d’excellent niveau et travailleur, ou toute personne qui essaie de faire de son mieux et s’assure que le travail est bien fait.
Ces points de vue apparemment opposés reflètent la nature complexe du perfectionnisme.
Le perfectionnisme : un trait de caractère à double tranchant
Les chercheurs considèrent en général le perfectionnisme sous deux angles :
-
les aspirations perfectionnistes : être déterminé à atteindre des objectifs et à réaliser de grandes choses ;
-
les préoccupations perfectionnistes : l’inquiétude quant à la capacité de répondre à des normes élevées, accompagnée d’autocritique sur les performances.
Si des aspirations perfectionnistes peuvent être positives et conduire à des résultats élevés, les préoccupations perfectionnistes peuvent accroître le risque que les enfants développent des troubles alimentaires, de l’anxiété ou de la dépression, et qu’ils obtiennent des résultats scolaires inférieurs.
Jessica Lewis/Unsplash
Les enfants et les adolescents peuvent faire l’expérience du perfectionnisme dans des domaines divers, qu’il s’agisse du travail scolaire, du…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Elizabeth Westrupp, Associate Professor in Psychology, Deakin University

