Comment applaudir de manière sélective selon des critères ethniques ?

Lors de la Berlinale, le prestigieux festival de film international, un « nous » israélo-palestinien s’est exprimé et a été acclamé par le public. Le « nous » germano-national a été offensé et s’est déchaîné.

Un discours officiel, plutôt une idéologie totalitaire, ne tolère plus rien à côté d’elle depuis le 7 octobre en Allemagne. Cette idéologie, qui s’articule autour d’une définition de l’antisémitisme décrétée par l’Etat, où il s’agit avant tout d‘associer avec toute la violence discursive (et la bêtise crasse) la critique de la politique d’Israël et l’antisémitisme, est omniprésente en Allemagne depuis des années. Et ce non pas parce que les médias, la politique et la société, et en particulier le monde universitaire, seraient contraints de se soumettre à un tel bullshit cruel, mais parce qu’ils le font volontiers, dans une obéissance complaisante et anticipée.On a eu ça déjà, non ?

Depuis des années, des maisons, des écoles, magasins sont démolis dans la région du village de Masafer Yatta (près d’Hébron), les Palestinien-ne-s qui y vivent depuis de nombreuses générations sont expulsés par Israël à des fins de colonisastion et, évidemment, en violation du Droit International – rien d’exceptionnel dans les territoires palestiniens occupés. Depuis le 4 mai 2022, date à laquelle la Cour suprême israélienne a également donné son feu vert à l’installation d’un camp d’entraînement de Tsahal dans la région, la campagne d’expulsion est passée à la vitesse supérieure.

Durant toutes les années qui ont précédé et suivi, les habitants de Masafer Yatta ont protesté, pratiqué le « soumout » : ils ont persévéré tant qu’ils ont pu malgré les conditions et les dangers, s’accrochant avec ténacité à leur vie dans le village, sur leurs terres. Deux d’entre eux – Basel Adra et Hamdan Balal – ont documenté ce quotidien ainsi que les…

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Auteur: dev

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