Quiconque a vu les images en provenance du sud d’Israël ne peut hésiter. Le massacre de jeunes gens dont les corps jonchent le sol dans des villages situés à quelques encablures de Gaza, ces otages violentés, traînés par des terroristes qui les arrachent à leurs familles, tout cela révulse la conscience et appelle une condamnation sans ambiguïté de l’attaque menée par le Hamas ce funeste samedi 7 octobre. Notre statut d’Occidentaux, ennemis de la violence, loin de ces lieux palestiniens de souffrance, nous invite naturellement à ne pas marchander notre condamnation. Celle-ci est plus difficile assurément pour les Palestiniens eux-mêmes qui subissent l’occupation et l’oppression depuis tant d’années sans que leur sort suscite une grande émotion dans nos capitales.
Cela, les procureurs médiatiques qui pratiquent depuis le 7 octobre la sommation à condamner avant d’avoir le moindre droit à la parole devraient essayer de le comprendre. Est-ce trop demander à des journalistes et des politiques englués dans une lecture unilatérale de ce conflit depuis tant d’années ? Usons donc ici de notre droit, et même de notre devoir de justice, une fois réitérée la condamnation claire du raid lancé par le Hamas. Car d’autres images nous proviennent déjà de Gaza, de familles entières décimées par les bombes israéliennes, et de petits corps d’enfants recouverts de linceuls. De quel crime ceux-là sont-ils coupables ? On dira qu’ils sont des victimes indirectes du Hamas. C’est vite dit.
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Et il faudrait s’interroger plus en profondeur sur ce Hamas, cible à juste titre de toutes les détestations. D’où vient-il ? Pourquoi et comment cette « filiale » des Frères musulmans jordaniens…
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Auteur: Denis Sieffert

