J’étais assez réticent. Après le déchaînement des médias français contre moi à cause de mon livre « Ouïghours, pour en finir avec les fake news » (Editions La route de la soie, 2020) , je préférais ne pas relancer la machine à gifles, qu’on peut plutôt appeler « le ventilateur à merde ».
Et puis, le voyage est fatigant, et puis j’avais des travaux d’écriture en cours, et puis j’avais mon jardin potager où j’évacue assez bien le stress généré par les merdias. Lesquels ? A peu près tous, y compris Charlie Hebdo, Le MEDIA, Blast, qui n’ont pas été les moins salauds ni les moins avides à se prêter aux giclées faciales des dépêches made in USA. Ces fils de… heu… je me comprends, qui sont de gôche comme le PS est socialiste souffriraient des genoux si les neuf milliardaires qui fabriquent l’opinion ne leur avaient pas glissé des coussins dessous. Bon, je leur ai consacré tout une partie documenté de mon livre « Ouïghours, l’horreur était dans nos médias » (Editions Delga 2024).
Et puis, on a beau tenir bon, on a beau ne pas reculer d’un pouce face au tsunami d’immondices, on est malgré tout meurtri. Ils ne peuvent pas tuer une voix, ils peuvent blesser qui parle vrai. Je ne vais pas pleurnicher (quiconque sort de la tranchée s’expose à la mitraille), mais ça serait fanfaronner de prétendre que leur vitriol a glissé sur moi comme l’eau sur les plumes d’un canard.
Donc, disais-je, la sagesse me commandait de ne pas me faire encore remarquer par les enflures qui rédigent ma fiche wikipédia où l’on apprend d’emblée, par un encadré qui dispense de la lire, quel sale type je suis.
De surcroît, plus de 340 postulants étaient déjà en lice pour 10 prix.
Mais, mon amie insista et me laissa entendre que les Chinois n’ont pas été insensibles à mon passage à tabac dans la ruelle puante où des journaleux, agissant en bande organisée, agressent les porteurs de vérité avant…
Auteur: Maxime Vivas

