Comment la coccinelle passe au rouge

Rouge incarnat, vert émeraude, bleu électrique… Derrière les couleurs du vivant se cachent des mécanismes complexes où pigments et structures microscopiques agissent de concert. Des découvertes qui éclairent autant l’évolution des espèces que l’innovation technologique.

Ici, le rouge d’un coquelicot. Là, le jaune d’une mésange. Plus loin, le bleu d’une libellule. Et, partout, le vert du feuillage. Il suffit d’une simple promenade printanière pour se rendre compte à quel point le monde vivant regorge de couleurs.

Ce foisonnement de nuances n’émerveille pas seulement les promeneurs, mais aussi les scientifiques, qui tentent de percer les secrets d’une telle diversité. Travaillant main dans la main, biologistes, physiciens et chimistes multiplient les recherches pour mieux comprendre comment les couleurs sont créées, comment elles ont été façonnées et quels rôles elles jouent.

Des couleurs sans pigment

Commencé il y a de nombreuses années, le travail de décryptage de cette symphonie chromatique a permis de faire progresser les connaissances. Mais les chercheurs et chercheuses ne sont jamais au bout de leurs surprises, même pour des espèces extrêmement communes. Dans une étude récente, une équipe pluridisciplinaire composée de scientifiques du CNRS remet ainsi en question l’idée selon laquelle la couleur des coccinelles est due uniquement…

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