Régulièrement, des épisodes de pollution de l’air viennent faire l’actualité – comme encore récemment dans plusieurs régions de France. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) les définit comme des « contaminations de l’environnement intérieur ou extérieur par un agent chimique, physique ou biologique qui modifie les caractéristiques naturelles de l’atmosphère ».
Il est aujourd’hui largement admis que ce phénomène a un impact sur la santé de la population en général… Mais qu’en est-il pour les sportifs en particulier ? Sont-ils concernés par des risques spécifiques du fait de leur pratique ?
Pour mieux cerner ce vaste sujet, il est important de revenir aux bases : quelles sont les particules les plus dangereuses, et quelles sont les principales sources…
Les principaux polluants atmosphériques
L’OMS a classé les différents polluants, et s’est intéressée à leurs effets physiologiques. Les plus importantes sont :
● Les particules (PM) en suspension, de taille et de composition chimique variée. Les particules de 20 μm de diamètre (PM20) retombent rapidement, et sont donc peu nombreuses sauf dans les zones d’émission. Les PM10 (diamètre inférieur ou égal à 10 µm), PM2,5 et les particules ultrafines (PM<0,1µm) sont les plus fréquentes dans l’atmosphère.
Plus elles sont petites, plus elles impactent nos organes, provoquant le développement ou l’exacerbation de pathologies respiratoires ou cardio-vasculaires, etc. L’exposition aux PM2,5 (même à des taux inférieurs aux normes en vigueur) peut augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral, de déficits cognitifs, de démence et de maladies d’Alzheimer et de Parkinson.
● Le monoxyde de carbone (CO), gaz formé lors de la combustion incomplète d’éléments carbonés. Véhicules à moteur, chauffages, incinérateurs, raffineries et nombre d’industries en sont de gros producteurs. Nos globules rouges ayant une…
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Auteur: Valérie Bougault, Maître de Conférences, Université Côte d’Azur

