Au cours de ces dernières années, le Maroc a été confronté à une série de chocs exogènes : épidémie de la Covid-19 en 2020, sècheresse exceptionnelle en 2022, ainsi qu’un séisme de magnitude 6,9 qui a frappé la province d’Al-Haouz dans le Haut Atlas, le 8 septembre 2023. Cette catastrophe naturelle a fait près de trois mille morts et a causé de nombreux dégâts matériels.
Quelques semaines seulement après le séisme se sont néanmoins tenues, à Marrakech, les assemblées semi-annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Dans leur sillage, le FMI a publié un rapport mettant en évidence la stabilité macroéconomique, la résilience institutionnelle et le cadre réglementaire avancé du Maroc. L’étude montre également la remarquable capacité du royaume à attirer les investissements directs étrangers (IDE), notamment dans l’industrie manufacturière à moyenne et haute technologie (automobile, aéronautique, électronique).
Un ralentissement de la croissance
Ces résultats ont été obtenus grâce aux investissements significatifs consentis dans les infrastructures, dont les exemples les plus emblématiques sont le mégaport de Tanger Med, et la ligne à grande vitesse (LGV) reliant Tanger à Casablanca. C’est aussi le résultat d’une politique industrielle incarnée par le Plan d’accélération industrielle lancé en 2014. Les infrastructures routières, ferroviaires et portuaires du pays sont au même niveau de qualité que dans l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), selon l’institution basée à Washington.
Nonobstant ces acquis indéniables, auxquels on peut ajouter une hausse continue du développement humain (xxx) depuis 1990, l’économie marocaine connaît un…
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Auteur: Alexandre Kateb, Maître de conférence en économie, Sciences Po

