La grande bataille commence maintenant. Le parti à la flamme joue gros. Marine Le Pen, Jordan Bardella et leurs troupes voient dans l’échéance des municipales un tremplin pour l’élection suprême, 2027 et l’accession à l’Élysée. À Toulon, Nîmes, Lens, Calais, mais aussi dans des communes plus modestes des Hauts-de-France, du Grand Est, de la Provence et de l’Occitanie, le Rassemblement national (RN) et ses alliés de l’Union des droites pour la République (UDR) se déploient partout dans le pays. Et cette fois, ils rêvent d’une « vague bleu marine ». Bien loin de la désillusion qu’ils ont vécue en 2020 et lors des régionales l’année suivante.
Si le RN préfère rester discret sur ses objectifs, refusant d’indiquer le nombre précis de villes ciblées, la formation d’extrême droite aligne un nombre sans précédent de candidatures : environ 650 listes en 2026, contre 253 en 2020. Sur les profils investis en têtes de liste, là aussi, le parti de Jordan Bardella se démarque, avec plus d’un tiers de ses députés en ordre de bataille.
Parmi ces derniers, Claire Marais-Beuil, députée et candidate à la mairie de Beauvais (Oise), se décrit elle-même comme une « fidèle » du parti à la flamme. Après son échec aux portes du second tour en 2020, l’élue s’affiche tout aussi déterminée : « Depuis un certain temps, nous avons une stratégie locale. Il faut s’implanter parce que c’est comme ça que nous gagnerons les élections. Donc on y va, on se relève les manches. »
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Auteur: Alix Garcia

