« Avec notre plan clim’, nous voulons lever les freins à la climatisation, simplifier les normes et permettre aux Français, aux écoles, aux hôpitaux et aux entreprises de mieux se protéger. Il est temps d’agir, pas de subir ! »
En ce 1er juillet 2026, alors que les canicules s’enchaînent dans l’Hexagone, le député RN Jean-Philippe Tanguy se veut rassurant : son parti n’a pas l’intention de rester les bras croisés. La France surchauffe ? Qu’à cela ne tienne, il fera en sorte de généraliser le recours aux climatiseurs, peu importe les limites et impacts de ces technologies. Au risque, aussi, de détourner l’attention d’autres leviers d’adaptation comme ceux prévus par le Fonds vert – qui finance entre autres la rénovation énergétique des bâtiments publics – dont le RN a tenté de réduire le budget de 460 millions d’euros en janvier 2026 (dans un amendement rejeté en Commission des finances).
Canicules mais aussi sécheresses, risques naturels, feux de forêts… Non content de voter à 78 % pour maintenir la consommation d’énergies fossiles des Français (freinant ainsi la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre), le groupe présidé par Marine Le Pen fait obstruction à l’adaptation aux impacts du réchauffement climatique. C’est ce que montre notre analyse inédite des 259 votes sur ces sujets depuis l’été 2022, où il n’a soutenu les politiques d’adaptation que dans 16 % des cas. Non seulement les députés se prononcent rarement sur ces sujets au regard de leur gravité et de leur urgence, mais lorsqu’ils le font, les élus RN votent le plus souvent contre.
Le sixième rapport du GIEC – dont le député RN Sébastien Chenu a récemment regretté que nous ne l’avions pas assez écouté – est on ne peut plus clair sur la question : « Les réponses inadaptées au changement climatique peuvent entraîner un enlisement dans la…
Auteur: Sophie Kloetzli et Awenig Marié

