Comment les abeilles transforment leur ruche en « système immunitaire » vivant contre les maladies

Un cadre couvert d’abeilles mellifères, sorti d’une ruche installée dans une exploitation de cerises près de Young, en Nouvelle-Galles du Sud (Australie). Nick Pitsas/CSIRO/Wikimedia Commons, CC BY, CC BY


L’ESSENTIEL

  • En Australie, des chercheurs ont analysé 24 colonies d’abeilles mellifères pour comprendre comment une ruche tient les microbes nuisibles en respect.

  • Miel, propolis et pollen fermenté mobilisent chacun une chimie antimicrobienne différente, répartie selon les zones de la ruche.

  • L’emplacement du rucher, et donc sans doute la flore alentour, est ce qui détermine le plus la puissance de ces défenses chimiques.


Ouvrez une ruche d’abeilles mellifères par un chaud après-midi : la première chose que vous remarquerez, c’est le mouvement. Des milliers d’abeilles s’affairent sur les cadres, s’occupent du couvain, transforment le nectar et le pollen, bâtissent la cire et entretiennent la colonie. Un bourdonnement d’activité incessant et l’odeur du miel emplissent l’air.

Mais cet environnement grouillant abrite aussi quelque chose de bien plus petit : une vaste communauté de bactéries et de champignons. Certains sont inoffensifs. D’autres sont indispensables. D’autres encore peuvent provoquer de graves maladies.

Pour les abeilles mellifères, vivre ensemble en si grand nombre pose un problème évident. Une infection qui pénètre dans une colonie dispose de dizaines de milliers d’hôtes potentiels. Pourtant, les colonies en bonne santé parviennent remarquablement bien à tenir en respect les microbes nuisibles. Comment s’y prennent-elles ?

Nos nouveaux travaux, publiés dans la revue ISME Communications, suggèrent qu’une partie de la réponse tient à la façon dont la ruche est organisée.

À lire aussi : Abeilles à miel : comment les humains ont bouleversé leur histoire et leur diversité

Cartographier les défenses de la ruche

Pour comprendre comment une colonie maîtrise les…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Kenya Fernandes, Research Fellow, Faculty of Science, University of Sydney