Les chauves-souris ne sont pas seulement la mascotte d’Halloween, elles sont aussi un modèle unique de tolérance et de résistance virale.
Mystérieuses habitantes de la nuit, les chauves-souris nourrissent depuis longtemps les légendes et les peurs. Elles sont aujourd’hui encore trop souvent accusées d’être à l’origine de certaines épidémies. Pourtant, derrière cette réputation, qui affecte beaucoup leur conservation et la biodiversité, se cache un modèle biologique fascinant. Ces mammifères volants hébergent une grande diversité de virus sans tomber malades. Une capacité hors du commun qui interroge les scientifiques : quel est le secret immunitaire des chauves-souris ?
Un mammifère à l’immunité énigmatique
Certaines espèces de chauves-souris font partie des animaux dits « réservoirs » : des organismes capables d’héberger des agents pathogènes sans présenter de symptômes cliniques. À ne pas confondre avec des animaux vecteurs qui transmettent les virus d’un hôte à un autre, comme le moustique. Le virome des chauves-souris est riche et diversifié : coronavirus, filovirus, paramyxovirus…
Bien que « certains virus soient pathogènes pour les chauves-souris, comme les poxvirus », souligne Lucie Étienne, chercheuse au Centre international de recherche en infectiologie à Lyon, elles semblent résister à de nombreux autres pathogènes. Et ce, en partie grâce à leur système…
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