Le Nouveau Front populaire (NFP) est dans une mauvaise passe. En refusant de voter la motion de censure déposée par La France insoumise (LFI) sur le budget de l’État, pas plus que celle sur la première partie du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le Parti socialiste (PS) a entraîné une rupture dans l’union de la gauche.
Depuis quelques semaines, les tensions montent : LFI accuse le PS de trahir les idées du NFP, et de s’être ainsi, de facto, exclu de la coalition. En coulisses, les écologistes et les communistes, qui ont voté la motion de censure, tentent d’apaiser les débats. Dimanche 16 février, dans les colonnes de La Tribune, Jean-Luc Mélenchon a remis une pièce dans la machine, en qualifiant l’alliance avec le PS de « toxique ». Localement, des actes isolés, toujours en référence à la stratégie du PS, témoignent d’un risque de pourrissement.
« PS social traître »
À Carhaix-Plouguer, dans le Finistère, le local du PS a été incendié et vandalisé dans la nuit du 21 janvier. Le message « PS social traître », avait été tagué sur la façade du bâtiment. Le feu a été vite maîtrisé et les dégâts ont été mineurs. Parce que « l’incendie aurait pu se propager et conduire à la mise en danger de nombreux riverains du quartier », la députée socialiste locale, Mélanie Thomin, a indiqué avoir déposé plainte.
Difficile de savoir d’où vient cette intimidation. Contacté par Reporterre, le parquet de Brest n’a pas donné d’éléments sur l’enquête en cours permettant de savoir si un auteur a pu être identifié. Dans la foulée, la députée du Finistère a reçu de nombreux soutiens, « de tout le spectre à gauche », précise le PS.
Le 3 février au petit matin, la fédération PS du Maine-et-Loire a découvert son local orné des tags « Facho ? ou collabo ? », « Censures ou dégages !! » (sic). Trois jours plus tard, la permanence du…
Auteur: Fanny Marlier

