Maxime est infirmier à l’hôpital public en unité pédopsychiatrique. Il prend en charge des adolescentes souffrant d’anorexie. Si cette maladie affecte majoritairement une population féminine (entre 9 et 10 filles pour 1 garçon), ce qui fait d’elle une conséquence de la division genrée des rôles et de la pression qui pèse sur les femmes, un autre facteur entre en jeu : la classe sociale. Il constate que l’anorexie touche tout particulièrement les jeunes femmes de classe supérieure, de la petite et moyenne bourgeoisie. Les professions intellectuelles supérieures et intermédiaires sont ainsi plus largement concernées. Comment expliquer cela ? Il nous raconte dans cet article ce qui provoque ce trouble alimentaire et ce que l’on peut tirer de notre rapport à la performance et à nos corps.
La santé mentale d’une population est liée à un certain nombres de déterminants socio-culturels, économiques, environnementaux et une grande part des difficultés psychiques telles que les addictions, la dépression et le suicide touchent en premier lieu les classes sociales les plus modestes et précarisées. Dans ma pratique soignante, se dessine un constat : Il en va différemment de l’anorexie et de la boulimie. Je travaille dans une unité d’hospitalisation publique où sont accueillies des adolescent.e.s de classes sociales diverses, à l’exception cependant des enfants de la grande bourgeoisie. Laquelle recourt à d’autres circuits de soins que l’hôpital public (ex : médecine libérale, cliniques privées, …). Les adolescentes anorexiques que nous accueillons en hospitalisation appartiennent tendanciellement à la petite bourgeoisie. Leurs parents sont des notables de province (ex : cadres supérieurs, professions médicales, chefs d’entreprise, …).
Les adolescentes anorexiques que nous accueillons en hospitalisation appartiennent tendanciellement à la petite bourgeoisie. Leurs parents sont des notables de province (ex :…
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Auteur: Rédaction Frustration Mag

