La justification avancée par Israël pour le massacre de masse de la population de Gaza et pour sa famine – désormais officiellement confirmée comme une famine orchestrée par Israël – reposait dès le départ sur une série de mensonges facilement réfutables : des nourrissons décapités, des bébés dans des fours, des viols collectifs.
Il n’est guère surprenant qu’Israël ait continué de diffuser des mensonges tout aussi grotesques lorsqu’il s’est mis – comme tous les régimes génocidaires doivent le faire – à démanteler les infrastructures les plus élémentaires nécessaires à la survie de la population de Gaza.
Il a coupé l’aide humanitaire fournie par l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) et détruit les hôpitaux de l’enclave, tout en tuant, emprisonnant et torturant son personnel médical.
Israël a affirmé disposer de documents prouvant que l’ONU servait de couverture au Hamas – documents qu’il n’a jamais produits. Pendant ce temps, les 36 hôpitaux de Gaza ont été attaqués, sous prétexte qu’ils avaient été construits au-dessus de « centres de commandement et de contrôle » du Hamas, centres qui n’ont jamais été retrouvés.
Poursuivant dans cette logique, Israël a arrêté et emprisonné les principaux médecins de l’enclave, qui travaillaient jour et nuit pour soigner le flot incessant d’hommes, de femmes et d’enfants mutilés, au prétexte qu’ils seraient des « agents du Hamas » déguisés.
Comme tout régime génocidaire se doit de le faire – en particulier celui qui entend préserver l’apparence d’une démocratie dotée de « l’armée la plus morale » au monde –, Israël s’est efforcé sans relâche de jeter un voile d’ombre sur ses atrocités.
Il a empêché les journalistes occidentaux d’accéder à Gaza, puis a éliminé un à un les journalistes palestiniens de l’enclave, jusqu’à ce que plus de 200 d’entre eux aient…
Auteur: Jonathan COOK

