Comment les tatouages sont devenus à la mode sous l’époque victorienne

Thomas Whitton était un ouvrier et cordonnier originaire du quartier de Shoreditch, dans l’est de Londres. Il n’avait que 13 ans en juin 1836, lorsqu’il fut condamné par la cour centrale de la Couronne britannique, l’Old Bailey, en charge du jugement des criminels. Reconnu coupable de vol à l’étalage de coton imprimé, il fut déporté sur Van Diemen’s Land, l’actuelle île de Tasmanie, au large de l’Australie.

À son arrivée sur les rives australiennes, un an plus tard, le Londonien aux cheveux bruns et aux yeux bleus avait acquis divers tatouages, qu’il avait fait réaliser pendant son long voyage. Sur son bras droit était encré un hommage à une femme, avec les mots « love to thy heart » (« amour à ton cœur »). Son bras gauche portait quant à lui diverses représentations : deux hommes avec une bouteille et un verre, une sirène, une ancre et les initiales « R.R. ».

Thomas Whitton, finalement libéré à l’âge de 20 ans, est l’un des 58 002 prisonniers tatoués que avons identifiés dans les archives judiciaires, après que nous ayons décidé de nous pencher sur les descriptions de tatouages arborés par des prisonniers de l’époque victorienne.

Si, à l’époque, on pensait que les « personnes de mauvaise réputation » utilisaient les tatouages pour se marquer « comme des sauvages », et ainsi indiquer leur appartenance au milieu criminel, la réalité révélée par notre base de données est quelque peu différente.

Nos recherches indiquent que les tatouages des condamnés exprimaient une gamme étonnamment diverse de sentiments positifs, et suivaient même certaines modes. En outre, les condamnés, les marins ou les soldats n’étaient pas les seuls à en posséder : ces archives révèlent – pour la première fois – que le tatouage était en réalité d’un phénomène en développement dans l’Angleterre victorienne.

Une histoire des petites gens

Constituant en quelque sorte…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Robert Shoemaker, Professor of 18th-Century British History, University of Sheffield

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