D’année en année, l’urbanisation ne cesse de gagner du terrain sur la nature. À mesure que les êtres humains s’entassent dans les grandes agglomérations, les espaces pour la biodiversité se réduisent. Retour sur un phénomène ancien et de plus en plus inquiétant.
Depuis le néolithique, avec le développement de l’agriculture et de la sédentarisation, les êtres humains se sont regroupés autour de pôles urbains. Le phénomène s’est ensuite accentué, en particulier avec l’avènement de l’ère industrielle, menaçant la planète et mettant en péril la survie de diverses espèces.
Un processus ancien et long
Lorsque les êtres humains ont mis en place le système agricole, ils ont rapidement renoncé au mode de vie nomade pour se regrouper autour de pôles de plus en plus importants, d’abord au Moyen-Orient, puis dans la reste du monde.
Au fur et à mesure du temps, les villes sont progressivement devenues des centres économiques, culturels, intellectuels ou religieux. Avec les progrès de la science, de la médecine et de la technique, ces mêmes villes ont grossi de plus en plus dans la lignée de l’industrialisation de la planète, de la mondialisation et de l’explosion démographique.
Les campagnes désertées et grignotées
Au milieu du XIXe siècle, la France est encore un pays rural, avec les deux tiers de sa population qui vit toujours de la terre. Au cours du XXe, la logique est à la reconstruction et la reconversion de l’industrie de guerre. Le grand remembrement fusionne les parcelles pour accueillir les machines, détruit les haies et les bocages. Les agriculteurs sont alors incités à rejoindre les usines.
Aussi attirés par des emplois moins pénibles et par des activités plus divertissantes, des millions de gens quittent leurs campagnes pour les grandes villes, participant ainsi directement à leur croissance.
Un exode rural puissant
Ainsi, si en 1850, 75 % des Français vivaient en milieu rural, le…
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Auteur: Mr M.

