Comment l’extrême droite veut remporter la bataille idéologique grâce aux think tanks

Quel est le point commun entre Javier Milei, Donald Trump et Margaret Thatcher ? Des visions conservatrices sur le plan des mœurs, des politiques ultralibérales sur le plan économique, mais surtout des idées qui trouvent leurs origines dans des groupes d’influence qui appartiennent au même réseau : l’Atlas Network. Fondé en 1981 par le Britannique Antony Fisher, le réseau revendique 589 partenaires dans 103 pays. Un organisme de coordination mondial dont le programme s’inspire des principes du libre-marché. L’objectif : mener des campagnes par l’intermédiaire de « think tanks », des groupes de réflexions, visibles dans le champ médiatique, afin d’obtenir des victoires idéologiques conservatrices

Gagner la guerre des idées par l’influence de l’opinion publique, le réseau Atlas a déjà montré qu’il en était capable. En 1955, Antony Fisher crée l’Institut des affaires économiques (Institute for Economic Affairs, IEA) dans le but de diffuser l’idéologie libertarienne dans la société britannique. Margaret Thatcher, élue en 1979, reconnaîtra explicitement le rôle du think tank dans sa victoire. Dans les années 2010, une vaste campagne climatosceptique avait contribué à faire baisser significativement la confiance des Américains dans les travaux du Giec.


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Plus récemment, des liens économiques et idéologiques ont été établis entre le libertarien Javier Milei et le réseau Atlas. Et il semblerait que la France ne soit pas perméable à ces mécanismes : un rapport publié par l’Observatoire des multinationales alerte sur la présence d’Atlas dans le débat politico-médiatique. Le rapport craint que les think tanks français…

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Auteur: Tristan Dereuddre

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