En 2021, nous avons extrait environ 100 milliards de tonnes de ressources naturelles pour satisfaire à nos besoins économiques. Ce tonnage est l’équivalent d’un gratte-ciel aussi haut que la tour Ville-Marie et faisant de façon continue le tour de l’équateur.
Notre modèle économique linéaire est essentiellement fondé sur l’extraction de matières premières et la fabrication de produits commercialisés à large échelle et jetés une fois consommés. Ce modèle génère des pressions sur la disponibilité des ressources, sur les milieux naturels et sur les écosystèmes. De plus, elle est l’une des causes de l’atteinte des limites planétaires.
Vers une économie circulaire
En rupture avec ce modèle, l’économie circulaire vise à accroître l’utilisation des produits personnels et collectifs, à prolonger leur durée de vie utile et à favoriser la réutilisation de la matière qui les compose. Cette approche est particulièrement pertinente lorsque les produits sont sous-utilisés. Par exemple, 80 % de nos vêtements sont utilisés moins d’une fois par an.
Or, l’économie circulaire peut elle-même engendrer des conséquences inattendues et négatives, communément appelées « effets rebonds ». Le plastique, largement considéré comme un mal aujourd’hui, semblait en effet une excellente idée dans les années 1950.
Institut EDDEC
Comment assurer une transition qui évite ces effets rebonds ? Comment les technologies peuvent-elles favoriser une transition vers une économie plus circulaire, et comment faire face à la quantité de données et d’informations à traiter pour analyser…
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Auteur: Jessy Anglehart-Nunes, Doctorant en génie de l’environnement, École de technologie supérieure (ÉTS)

