Le 11 février, Amélie de Montchalin quitte Bercy pour prendre la tête de la Cour des comptes à 40 ans, un poste inamovible qu’elle pourrait occuper jusqu’à 68 ans.
Nommée par Emmanuel Macron, dans le cadre de ses pouvoirs constitutionnels, sa désignation déclenche pourtant une tempête politique.
De la gauche au RN, on dénonce un mélange des genres inédit : celle qui a défendu le budget de l’État devient chargée d’en contrôler l’exécution. La Cour des comptes, censée incarner un contre-pouvoir, se retrouve dirigée par une macroniste assumée.
Le gouvernement assure que l’indépendance est garantie, tandis que ses soutiens mettent en avant le symbole d’une femme à ce poste.
En toile de fond, d’autres nominations stratégiques interrogent. À l’approche de 2027 et face au risque RN, l’exécutif est accusé de verrouiller les institutions en plaçant ses fidèles.
Auteur: Le Média

