L’apparition d’une mystérieuse maladie mortelle chez les pinsons des jardins britanniques en 2005 a sonné l’alarme dans les milieux de la conservation. Dix ans plus tard, l’ampleur de la maladie chez les verdiers et les pinsons était désormais bien établie. Aujourd’hui, les ornithologues commencent à mieux comprendre les liens entre le nourrissage des oiseaux dans les jardins, leur santé et leur survie.
Dans de nouvelles recommandations sur l’alimentation des oiseaux, la plus grande association caritative britannique de protection de la nature, la Royal Society for the Protection of Birds (RSPB), encourage le public à adopter des pratiques de nourrissage saisonnières et sécuritaires.
Nourrir les oiseaux dans les jardins est utile, surtout en hiver, lorsque les ressources alimentaires se raréfient. En été, toutefois, il vaut mieux arrêter, puisque les oiseaux ont alors accès à une abondance de nourriture naturelle, comme les chenilles, les insectes et les mouches. Les bénéfices du nourrissage sont alors moins évidents, tandis que les risques de propagation des maladies augmentent lorsque de nombreux oiseaux se rassemblent autour des mangeoires et des points d’eau.
Les scientifiques savent désormais que la maladie détectée chez les pinsons dans les années 2000 est la trichomonose, causée par un parasite microscopique appelé Trichomonas gallinae. Elle infecte généralement la gorge de l’oiseau et affecte depuis longtemps les pigeons, les tourterelles, ainsi que rapaces. Les oiseaux peuvent être porteurs du parasite ou succomber à la maladie. On ne sait pas exactement comment celui-ci s’est propagé aux pinsons, mais la transmission se serait probablement faite par le partage de nourriture ou d’eau.
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Auteur: Richard Gregory, Honorary Professor of Genetics, Evolution & Environment, UCL

