Jusqu’à présent, ma série d’articles sur les errements des riches et ultra riches avait un problème linguistique. j’employais le terme errement plutôt que celui de gabegie.
C’était voulu en prévision d’éventuels articles qui vont suivre (dont cet article). Nous entrons véritablement dans les errements avec cet article sur les pics pétroliers !
Contexte
En 1972 était publié le rapport Meadows : The Limits to Growth (les limites à la (croissance). Ce rapport s’appuie sur une théorie mathématique : la dynamique des systèmes. Parmi les systèmes pris en compte figurent les ressources. Le pétrole est une de ces ressources. La dynamique de la production de pétrole fut modélisé dès 1952 par Marion King Hubbert.
Comment me suis-je intéressé au pic pétrolier
Jusqu’à la fin du XXe siècle ou peut-être l’aube des années 2000, je sentais intuitivement que Dame Nature finirait par se rebeller tant les attaques de l’homme à son encontre se multipliaient. De nombreux indices me crevaient les yeux.
Par exemple, à cette époque, je passais chaque matin près d’un tilleul pour aller prendre un bus m’emmenant au travail à 2kms de mon domicile. En fin de décennie 90, à l’époque de la floraison, ce tilleul bruissait d’insectes pollinisateur. Très rapidement, en à peine 2 ans, plus rien ! C’était dans la Brie, dans un secteur malmené par l’agro industrie !
Comment Dame Nature s’y prendrait-elle pour se rebeller ? Je ne faisais que le ressentir intuitivement. Puis, début des années 2000, j’achète le livre d’Éric Laurent « La face cachée du pétrole » qui dénonce les manipulations de compagnies pétrolières et évoque le pic pétrolier. Là, ça fait tilt et je commence à me documenter sur le sujet, notamment via le site d’ASPO regroupant d’anciens géophysiciens du pétrole à la retraite. Ceux-ci travaillent sur le modèle de Marion King Hubbert actualisé avec les données ils disposent….
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