Accompagner ses cadres, dans le privé ou le public, s’avère un enjeu majeur aujourd’hui pour les organisations prises dans de complexes évolutions sociétales, écologiques et géopolitiques. Pourtant, nombre d’organisations se limitent souvent à la mise en place de programmes sans mesurer leurs impacts ou avec une vision court-termiste et simpliste.
Au-delà de l’effet à chaud, ou effet « waouh », comment vérifier les manières dont un dispositif a été vécu et ses effets produits ? C’est dans une telle démarche à horizon temporel plus lointain qu’un programme de recherche a été mis en place pour suivre et évaluer le programme « Talentueuses » qui s’attelle aux défis de l’accompagnement de la réduction des inégalités entre hommes et femmes dans la haute fonction publique. Lancé en septembre 2021 par la ministre Amélie de Montchalin et repris par le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Stanislas Guerini, ce dispositif vise à soutenir les hautes fonctionnaires publiques dans leurs carrières, au travers de la combinaison de différentes pratiques comme le coaching, le mentorat, le co-développement et des séminaires ciblés.
Une recherche-action avec les équipes conceptrices et auprès des participantes a permis d’identifier des enseignements clés pour mettre en place un accompagnement durable, c’est-à-dire pour éviter les écueils et dérives de programmes d’accompagnement. Il s’agit alors de penser les conditions et modalités d’accompagnement que nous appelons « durables », c’est-à-dire qui visent à soutenir des évolutions ou transformations positives et de long terme pour les acteurs ciblés par ces programmes. Avec les concepteurs du programme Talentueuses, nous avons donc éclairé différents points de vigilance et sommes arrivés à plusieurs recommandations pour guider la conception de tels programmes d’accompagnement de publics discriminés.
Éviter…
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Auteur: Pauline Fatien Diochon, Professeur Associé en Management, Grenoble École de Management (GEM)

