Comment pratiquer le sport en compétition peut réduire les inégalités de genre

Sur le marché du travail, un esprit de compétition semble recherché par de nombreux employeurs. C’est sans doute pour cela que l’on remarque que les anciens athlètes bénéficient souvent de certaines faveurs lorsqu’ils sont employés. Elles peuvent prendre la forme d’un bonus salarial, variant de 5 % à 20 % selon les études, d’avantages sociaux ou encore d’une plus grande employabilité. Plusieurs travaux ont également montré que la pratique du sport en compétition façonne les comportements, quel que soit le type de sport pratiqué. Exposés à une compétition intense, la tolérance au risque des athlètes serait amplifiée et leur envie de gagner constituerait le moteur fondamental qui les anime.

Aurait-on là une voie permettant de réduire les écarts de genre ? Si les femmes développaient, grâce à la pratique du sport en compétition, un profil plus enclin à la prise de risque et à l’esprit de compétition, auraient-elles davantage d’opportunités d’emploi et des perspectives de revenus plus élevés ?

Pour le démontrer, nous avons réalisé une expérience comparant athlètes et non-athlètes dans leurs attitudes face au risque et selon leur goût pour la compétition. Les résultats mettent en évidence des similarités entre athlètes féminines et non-athlètes masculins.

Une pratique du sport qui réduit les écarts

Comment mesurer si quelqu’un est compétitif ou non ? Nous avons pour cela utilisé une variante du protocole développé par deux femmes, Muriel Niederle de l’université de Stanford et Lise Vesterlund de l’université de Pittsburgh. Celles-ci se sont intéressées aux écarts de genre en la matière : un déficit de compétitivité chez les femmes et une compétitivité excessive chez les hommes, en comparaison à leurs performances respectives. Dans notre expérience, les participants étaient ainsi invités à réaliser successivement deux tâches : une tâche de comptage et une…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Marc Willinger, Professeur d’Economie, économie comportementale et expérimentale, Université de Montpellier

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