Comment se faire confiance ? Un problème politique clef

La semaine dernière, j’ai traversé des humeurs sombres comme beaucoup le vivent en ce moment. Face aux images des assassinats conduits par l’ICE aux Etats-Unis et l’annonce sidérante des chiffres de la répression en Iran, mais aussi face à l’atonie de la situation politique en France, et la poursuite du génocide des palestiniens de Gaza dans une indifférence qui s’est de nouveau installée, j’ai connu pendant plusieurs jours un véritable sentiment d’abattement. Pour la première fois je crois (car en temps normal je suis d’un naturel optimiste) j’ai considéré la possibilité suivante : “on n’y arrivera pas”. On n’arrivera pas à empêcher l’installation durable du fascisme, on arrivera peut-être pas à empêcher de nouvelles guerres et le changement climatique n’est pas prêt d’être stoppé ni même ralenti. Ailleurs dans le monde, ces constats sont encore plus inéluctables mais voilà, je pense depuis là où je vis, un département sous emprise de l’agriculture productiviste dont les partisans ont déjà déclenché une guerre de l’eau qui passe par l’intimidation physique des militants environnementalistes.

Ce qui m’a interrogé c’est pourquoi j’affrontais ce constat cette semaine-ci et pas avant. Bien sûr que les informations mentionnées plus haut ont joué un rôle, mais l’horreur des régimes autoritaires et le problème de la cruauté humaine ne datent pas d’hier et je ne suis pas né d’la dernière pluie. En réalité, cet abattement politique était directement relié à des éléments contextuels liés au constat, dans mon entourage direct et plus lointain, de l’omniprésence d’attitudes défiantes voire violentes dans des partis politiques, des collectifs militants, sur les réseaux sociaux ainsi que dans mon entourage. Cette agressivité omniprésente, ces remarques acerbes, ces procès d’intention dont l’Instagram ou le Twitter de gauche sont remplis ont fini par atteindre…

La suite est à lire sur: frustrationmagazine.fr
Auteur: Nicolas Framont

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