Classiques du disco, chansons patriotiques et appui de célébrités du monde de la musique ont joué un rôle dans l’élection américaine. Comment les politiciens utilisent-ils la musique pour susciter l’adhésion des électeurs ? Étude du cas Trump.
Donald Trump connaît la musique, et sa valeur. Le 5 novembre 2024, la chanson « God Bless the USA » de Lee Greenwood a empli le parc des expositions de Palm Beach lorsque l’ancien et futur président des États-Unis est monté sur scène pour annoncer sa victoire.
Donald Trump a ensuite conclu son discours en faisant retentir le classique disco « YMCA » devant une foule en délire.
Créée en 1978 par le groupe Village People, cette chanson est l’une des préférées de Trump et a été jouée lors de nombreux meetings. Elle instaure aisément une atmosphère festive avec ses rythmes de danse énergiques et les refrains accrocheurs de « YMCA ».
À l’origine hymne queer, la chanson en est venue à représenter la classe ouvrière américaine qui était le principal public cible de Trump lors de cette élection.
La musique a été un élément clé de la campagne de Trump. La musique a été importante pour de nombreux hommes politiques, y compris Barack Obama, mais peu d’entre eux ont été capables d’exploiter son énergie de manière aussi efficace.
Bien sûr, la musique peut aussi avoir un effet négatif, comme lorsqu’elle a produit les mouvements de danse maladroits de l’ancienne première ministre britannique Theresa May.
Comment des politiciens tels que Trump utilisent-ils la musique comme outil politique ? Et comment la musique peut-elle renforcer un message politique ?
L’élection de 2024 : De YMCA à Brat
Donald Trump a une longue histoire de showman, notamment en tant que présentateur,…
Auteur: Aidan McGartland, PhD candidate, Music Theory, McGill University

