Commissariat Central de Montpellier : double peine pour les victimes

Image : compte twitter @Const_vila

Cet article parle de violences sexuelles. Ne le lisez pas si c’est un sujet sensible pour vous. 

“2/12/2020, je me rends au commissariat central de Montpellier pour un rdv suite à une pré-plainte. Un ex-partenaire a pris des photos de moi nue, pendant l’acte, sans mon consentement. La réponse du policier ? “Ça n’a pas été diffusé ? Ce n’est pas illégal”. Refus de plainte.#DoublePeine

Je reviens du commissariat central de Montpellier et malgré les preuves que j’ai avancées, il m’a été refusé le droit de dépôt de plainte pour menaces sur conjoint. Je me suis fait dire que j’avais besoin d’un psy car j’ai voulu corriger un point de la main courante.#DoublePeine”

“En voulant aller poser une main courante pour agression sexuelle, la policière m’a demandé pourquoi j’avais fait dormir chez moi l’ami qui m’a agressé et m’a certifié «  qu’un homme ça reste un homme », comme si c’était une évidence. #DoublePeine”

Ce sont quelques uns des témoignages qui affluent sous le hashtag  #DoublePeine, après qu’Anna Toumazoff, militante féministe très suivie sur Instagram et Twitter, a relayé le témoignage d’une jeune femme violée par un homme l’ayant raccompagnée à son domicile après une soirée à Montpellier. Lorsqu’elle se rend au Commissariat Central, la policière à l’accueil lui fait savoir que si elle avait bu, elle ne peut pas affirmer qu’elle ne consentait pas à ce rapport. Avant de lui demander si elle avait pris du plaisir lors de ce viol. La plainte a été classée sans suite en moins de 15 jours. 

Une histoire sordidement commune 

Cette histoire, c’est la triste réalité de la plupart des plaintes pour violences sexistes, sexuelles ou conjugales déposées en France, alors même qu’une femme victime sur dix seulement ose franchir le pas d’un commissariat. Celui de Montpellier avait déjà une réputation le précédant et il est d’usage localement, de conseiller à son amie, sa sœur, sa collègue, de porter plainte ailleurs. Ce même commissariat brille d’ailleurs par sa mauvaise foi (ou son absolue bêtise ? ) en utilisant les mesures visant à améliorer l’accueil des victimes à contresens total. Ainsi le code couleur mis en place nationalement dans le but d’une prise en charge adaptée et confidentielle, pousse à la confusion dans son adaptation montpelliéraine et semble inviter à choisir sa file : orange pour des violences sexuelles,…

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Auteur: Le Poing

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