La 69e session de cet événement annuel, organisé par l’ONU pour dénoncer la violence et les discriminations dont font l’objet les femmes dans le monde, coïncide avec le trentième anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, qui avaient fixé des objectifs ambitieux en matière d’égalité entre les genres.
Le chef de l’ONU, António Guterres, à l’entame de la 69e session de la Commission de la condition de la femme.
« Nous avons toujours su que cela ne se ferait pas du jour au lendemain, ni même au bout de plusieurs années », a souligné le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à la tribune de l’Assemblée générale de l’organisation.
« Mais trois décennies plus tard, cette promesse semble plus lointaine que nous n’aurions jamais pu l’imaginer », a-t-il reconnu.
Selon le Président de l’Assemblée générale, Philémon Yang, au rythme actuel, il faudra 137 ans pour sortir toutes les femmes de l’extrême pauvreté et 68 ans pour mettre fin au mariage des enfants.
« Ces réalités sont inacceptables et devraient tous nous alarmer », a dénoncé M. Yang lors de la cérémonie d’ouverture de la session.
Des progrès « significatifs »…
Le Président de l’Assemblée générale de l’ONU, Philemon Yang, à l’ouverture de la 69e session de la Commission.
Le Président de l’Assemblée générale a toutefois salué les progrès selon lui « significatifs » enregistrés au fil des décennies.
Davantage de pays disposent notamment de lois visant à promouvoir l’égalité des sexes, à sanctionner la violence à l’égard des femmes et à lutter contre la discrimination.
Sur le plan politique, M. Yang a noté que, même si la parité totale reste difficile à atteindre, il y a désormais beaucoup plus de femmes parlementaires.
En 30 ans, leur proportion est ainsi passée de 11 à…
Auteur: Nations Unies FR

