Après le fiasco sécuritaire, le fiasco parlementaire. La commission d’enquête censée faire la lumière sur les événements du 17 octobre ne verra peut-être pas le jour. Tout était pourtant prêt. Les trois rapporteurs ont même été élus le 21 octobre.
Mais, à ce jour, l’agenda n’est pas connu et les cartons d’invitation pour les auditions n’ont pas été envoyés. La raison du blocage ? Le boycott du Rassemblement national (RN). Depuis, le bloc macroniste s’acharne à obtenir que l’extrême droite soit représentée. Malgré un vote en commission des lois à l’Assemblée. L’effritement du cordon sanitaire continue.
Retour au 21 octobre. La commission des lois, présidée par le député macroniste Vincent Caure, se réunit pour élire les rapporteurs de la commission d’enquête. Au premier tour du scrutin, la députée Horizons Agnès Firmin Le Bodo est élue. Au deuxième, le socialiste Roger Vicot. Au troisième, l’insoumis Thomas Portes se retire, permettant au député membre du groupe écolo Pouria Amirshahi* de devancer le candidat du Rassemblement national (RN), Michaël Taverne.
Ce député est d’ailleurs visé par la justice pour avoir perçu pendant deux ans son salaire de policier, selon le Canard enchaîné. « On ne passe pas d’accord avec les autres. Mais quand il faut faire en sorte que l’extrême droite n’arrive pas au pouvoir ou ne prenne pas des postes en commission, on prend nos responsabilités », explique alors Thomas Portes, dénonçant au passage une alliance entre les socialistes, les Verts et le bloc macroniste.
L’extrême droite est flouée. À la sortie du scrutin, Michaël Taverne charge le bloc macroniste : « Le bloc central a préféré s’abstenir plutôt que d’apporter un soutien au Rassemblement national. Il y a eu, comme en 2024, une alliance des contraires entre l’extrême gauche et les macronistes qui ont laissé, sur trois rapporteurs, deux qui sont très hostiles aux…
Auteur: Lucas Sarafian
