En ce dimanche 26 avril 2026, terrible anniversaire des 40 ans de Tchernobyl, nous sommes venu·es crier notre rage contre les industriels et nucléocrates responsables de la catastrophe, nous sommes venu·es crier notre soutien aux victimes de ce désastre.
Depuis l’ancien oppidum de Montlaurès, à quelques encablures de Narbonne et de la mer, juste au dessus du site industriel de Malvési exploité par Orano (classé Seveso seuil haut et Installation Nucléaire de Base, cumulant risque chimique et nucléaire majeurs) où s’accumulent boues radioactives et du « yellow cake » qui n’a absolument rien d’un gâteau, nous sommes venu·es crier notre horreur de cet enfer mortifère, patriarcal et colonial qu’est le nucléaire.
Porte d’entrée coloniale du système nucléaire européen, c’est à Malvési qu’est transformé l’uranium importé pour le rendre utilisable par les réacteurs civils et militaires. Le site est à l’arrêt depuis décembre dernier, de fortes pluies ont saturé les bassins, des effluents radioactifs ont été déversés dans les différents canaux qui mènent vers Narbonne et la mer. À Malvési, rien n’est sous contrôle et Orano pollue et irradie en toute impunité. La région dénombre un taux élevé de cancers des poumons et de leucémies, directement imputables à l’activité de l’industriel. On a d’ailleurs une pensée vers les travailleurs et travailleuses de l’usine, premières concernées. Et c’est sans parler de l’augmentation du niveau de la mer qui menace le site à l’horizon de la fin du siècle, si ce n’est avant. Sur place, les nucléocrates jouent les shadoks, pompent, déversent, et remontent les digues.
Ces dernières années, de nombreuses luttes antinucs ont été menées à Narbonne et alentours. On se rappelle des Familles papillons, mobilisées en nombre contre le fumeux projet TDN THOR (Traitement Des Nitrates), désormais abandonné. De…
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