Communiqué de soutien aux archéologues du Service
archéologique départemental de l’Ardèche – MuséAl.
Nous apportons un soutien total aux équipes engagées sur la Plaine de Saint-Péray/Cornas (07).
Travailler sous invectives, avec des intrusions impliquant violences, harcèlement et
intimidations, dans un contexte nécessitant des escortes policières n’est pas la norme : c’est un danger.
Le droit de retrait est un droit fondamental ; il protège la vie, la santé et la recherche.
Nous appelons nos collègues à exercer le droit de retrait dès qu’un danger grave et
imminent est établi. Si une protection policière est nécessaire pour l’exercice de notre
activité, c’est qu’un danger est imminent. Le droit de retrait est une bien meilleure
protection pour les travailleur.euse.s face à une menace.
Nous rappelons le principe de non-exposition et exigeons qu’aucun.e de nos collègues ne soit exposé.e individuellement ou en groupe dans des situations de tensions extrêmes, sous protection policière, comme celles qui ont actuellement cours sur le chantier de Cornas.
Nous rappelons l’obligation de mise à disposition d’un registre de santé et sécurité sur le lieu de travail, d’actualisation du registre DGI après chaque incident et la réalisation d’une enquête CSE–employeur systématique.
Nous rappelons la nécessité d’une mise en place automatique de soutien psychosocial, et le droit à la parole protégée.
Nous nous opposons fermement à ce que l’archéologie serve de bouclier face à des projets destructeurs, plaçant les archéologues en première ligne face aux militant.e.s pour la protection de l’environnement. En aucun cas les exigences de rendu scientifique d’une opération archéologique ou le calendrier politique ne peuvent passer avant la santé et la sécurité des travailleur.euses.
Nos collègues contractuel.le.s, déjà…
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