28 SEPTEMBRE
Journée de lutte pour L’IVG
Le 28 septembre est la journée internationale de lutte pour le droit à l’avortement et l’occasion de rappeler que le droit à l’interruption volontaire de grossesse a été durement acquis, sans cesse remis en question pour lequel nous devons continuer de nous battre.
L’IVG, un droit difficlement acquis
La lutte pour le droit à l’avortement est un îlot central des luttes féministes, il est un fil conducteur centralisant sur les questions des droits reproductifs, des conditions matérielles de soins , de justice reproductive.
Aujourd’hui, ce droit est acquis en France, mais n’en reste pas moins précaire. Les injonctions contradictoires de la société, mais aussi les conditions et moyens matériels d’accès en santé sexuelle et reproductive , la politique de gestion et d’accompagnement d’avortement est profondément patriarcale, rappelant que les femmes ne disposent ni de la possibilité d’interrompre leur grossesse ni de vivre leur grossesse librement.
Si la loi permet en théorie d’avorter librement, les obstacles restent nombreux : 130 centre d’IVG ont été fermés ces dernières années, le maintient de la clause de conscience ou encore les pénuries de pilules abortives entrainent de fortes inégalités en termes d’accès à l’IVG.
Pourtant plus de 200 000 femmes avortent en France chaque année, soit une femme sur trois qui avorte au cours de sa vie : c’est un procédé quasi courant dans la vie d’une femme .
Les opposants au droit à l’IVG s’appuient sur des discours sexistes, classistes et racistes pour tenter de restreindre le droit à l’IVG. Un double discours s’opère alors en direction des femmes blanches ou racisées à l’intersection avec la question de la classe sociale : les pauvres ne doivent pas faire trop d’enfants.
Pour les femmes blanches …
Ce discours autour de l’IVG est double. La demande en main-d’œuvre sans fin du capitalisme ne…
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