Dans le Var : la police intervient pour des violences sexistes, saisit plusieurs armes détenues illégalement, mais laisse le mari libre. Il assassine sa femme quelques minutes plus tard.
Ce vendredi 2 février, à Sanary-sur-Mer, dans le Var, la police intervient au domicile d’un couple, à l’appel de l’épouse, âgée de 64 ans. Dans un communiqué, le procureur ose encore parler d’une intervention policière dans le cadre d’un «différend conjugal», alors même que la femme a été assassinée, poignardée par son mari, quelques minutes seulement après l’intervention inutile des forces de l’ordre.
Refusant de déposer plainte, les policiers n’ont pas cherché à la mettre en sécurité. D’autant que le mari, ne cherchant même pas à dissimuler son niveau de dangerosité auprès des policiers, leur a remis «spontanément» plusieurs armes et munitions détenues illégalement. Rappelons que ce seul fait de détention illégale d’armes est une infraction qui peut, à elle-seule, justifier l’interpellation et des poursuites judiciaires à l’encontre du mis en cause. Les raisons juridiques ne manquaient donc pas pour l’interpellation de cet homme, au moins temporairement, pour éviter ce féminicide. Mais là n’est pas la priorité de la police, qui est repartie en le laissant tranquille. Provoquant la mort de sa compagne. Les agents se sont-ils identifiés à cet homme masculiniste et détenteur d’armes ?
Quand on connaît la répression féroce qui s’abat sur le moindre écologiste considéré comme éco-terroriste dans une manifestation champêtre, il semble invraisemblable qu’un homme pris en flagrance lors d’une scène de violence sur son épouse et possédant des armes et munitions détenues illégalement, ne soit même pas auditionné.
Une enquête administrative a été ouverte «afin de déterminer si les règles d’intervention et de traitement de ce type de situation ont été respectées. Une enquête…
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Auteur: B

