À l’heure où de plus en plus de personnes alignent leurs choix de vie sur des valeurs écologiques, pourquoi la mort y échapperait-elle ? Aux États-Unis, le compostage funéraire – ou « terramation » – séduit un nombre croissant de personnes en quête de pratiques plus durables, et l’idée commence à faire son chemin en Europe. En France comme en Belgique, le cadre juridique se cantonne encore à deux options : l’inhumation ou la crémation. En parallèle, chercheurs, associations et responsables politiques appellent à se pencher sur cette nouvelle voie funéraire.
Aujourd’hui, seuls deux modes de funérailles sont autorisés en France et en Belgique : l’inhumation et la crémation. Dans les deux cas, le corps doit impérativement reposer dans un cercueil et aucune alternative n’est permise sur le territoire. Pourtant, dans un contexte de transition écologique, de plus en plus de personnes s’interrogent : comment repenser le rituel funéraire pour qu’il soit en accord avec des valeurs de durabilité et de respect de l’environnement ?
Pour répondre à cette aspiration, des formes de sépulture alternatives émergent à travers le monde. Aux États-Unis, certains États ont déjà légalisé de nouveaux rites. C’est notamment le cas de la terramation.
Un rite inspiré du cycle de la nature
La terramation, « fusion de terra et transformation qui renvoient respectivement aux idées de « surface au sol » et de « métamorphose », est un mode de sépulture inspiré du cycle de la nature », explique Jordy Bony, docteur et instructeur en droit à l’EM Lyon, auteur d’un article à ce sujet publié dans The Conversation.
Cette pratique funéraire vise à transformer le corps en humus fertile, capable de nourrir la terre et de faire croître les plantes. À terme, elle ouvre la voie à une reconfiguration profonde de nos paysages mémoriels : les…
Auteur: Mr Mondialisation

