Depuis l’émergence du mouvement des gilets jaunes à l’automne 2018, le RIC, pour référendum d’initiative citoyenne, s’est imposé comme l’un des symboles de la démocratie directe. Derrière cet acronyme, les militants ont exprimé la volonté claire de pouvoir participer aux décisions politiques, sans devoir attendre les échéances électorales traditionnelles ni passer systématiquement par les représentant·es élu·es.
Le référendum d’initiative citoyenne
Le principe du RIC repose sur une idée simple : permettre aux citoyens de provoquer un référendum national, dès lors qu’un seuil suffisant de soutien populaire est atteint. Dans les propositions les plus évoquées dès novembre 2018, il est possible de déclencher un référendum si une pétition recueille environ 700 000 signatures.
Ce mécanisme permettrait, selon les cas, de proposer une nouvelle loi, d’abroger un texte en vigueur, de modifier la Constitution, voire de révoquer un·e élu·e ou une loi. Ces différentes formes du RIC peuvent avoir un objectif législatif, abrogatif, constituant et révocatoire.
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Pour ses partisans, le RIC constitue un outil fondamental pour restaurer la confiance entre le peuple et ses institutions. Il pourrait donner aux citoyens les moyens d’agir concrètement sur des décisions qui les concernent directement, sans devoir en passer par un système parfois jugé déconnecté des réalités sociales.
Ses défenseurs considèrent que le RIC pourrait responsabiliser davantage les…
Auteur: Maxime Sirvins

