Un couvert de neige tapisse la forêt boréale du Québec pendant plus de six mois par année. Bien qu’il soit essentiel pour l’équilibre de nos écosystèmes, il peut cependant représenter une véritable épée de Damoclès pour les populations en aval des bassins versants forestiers.
Les inondations majeures du printemps 2023 dans la région de Charlevoix en sont un bon exemple.
L’hiver dernier, le bassin versant de la rivière du Gouffre, recouvert à près de 75 % de forêts, a accumulé pendant tout l’hiver une quantité importante de neige. Combinée à un événement de pluie extrêmement intense, la fonte de ce couvert de neige a contribué à faire sortir la rivière de son lit, causant des inondations sans précédent à Baie-Saint-Paul.
(Benjamin Bouchard), Fourni par l’auteur
Dans le cadre de mon doctorat à l’Université Laval, en collaboration avec Sentinelle Nord, je m’intéresse à l’impact des propriétés du couvert de neige sur l’hydrologie des bassins versants en forêt boréale.
La pluie comme vecteur d’énergie
Comme nous l’avons vu au printemps 2023, les épisodes de pluie en présence d’un couvert de neige peuvent mener à une augmentation soudaine du niveau d’eau des rivières. Une raison expliquant ce phénomène est que l’eau de pluie transfère de la chaleur vers la neige.
Un échange de chaleur survient entre la pluie et la neige lorsque leur température est différente. La neige se réchauffe alors, et la pluie se refroidit. Une fois que la neige a atteint une température de 0 °C, toute chaleur additionnelle provenant de la pluie provoque de la fonte.
Ainsi, un couvert de neige près de 0 °C, fréquent au printemps, et une forte pluie à température élevée sont des…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Benjamin Bouchard, Étudiant-chercheur au doctorat en génie des eaux, Université Laval

