J’ai découvert dans un message publié sur Bourrasque l’existence d’une réédition de « Quand meurent les insurections » de Gilles Dauvé. Un choix plutôt surprenant au regard de ses errements idéologiques passés, et notamment autour du négationnisme d’ultra-gauche dont il fut une des figures jamais véritablement repentante.
Pour les faits (plus que pour les analyses), je vous recommande le texte « Les mésaventures du sectarisme révolutionnaire » d’Alain Bihr.
« C’est là que Dauvé reste essentiel : Quand meurent les insurrections n’est pas un livre d’histoire, mais une boussole pour notre présent, ce moment où la démocratie s’effondre en autoritarisme et où la seule promesse réelle n’est pas celle d’une nouvelle constitution, mais celle d’une autre vie qui naît dans la destruction du monde marchand. » (préface de cette réédition d’octobre 2025)
Drôle de choix de boussole que de prendre celle d’un antisémite connu et dénoncé, au moment même où les violences racistes contre les musulmans et les juifs explosent en France. Drôle de choix de boussole que de prendre une personne clairement aveugle aux dynamiques racistes qui fondent la structure du fascisme pour réaliser une critique (néanmoins nécessaire) de l’antifascisme. Drôle de boussole que de republier un texte qui réduit tout à une question de capitalisme alors même que c’est cet hyper-réductionnisme qui l’a amené à justifier le révisionnisme/négationnisme antisémite.
Drôle de boussole que celle qui sombre dans le relativisme le plus crasse, écrivant ainsi « l’unification sociale va au-delà de celle effectuée sous la terreur fasciste, mais le fascisme en tant que mouvement spécifique a disparu. » (page 15). Et ce alors même que de l’Inde de Modhi aux USA de Trump, nous pouvons le voir en action.
Et quand l’analyse de la boussole se trompe, elle s’en tire par des pirouettes magiques. Si le fascisme ne s’est pas réalisé en…
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