Condamnation de Marine Le Pen : ces autres affaires de justice similaires  

« Onde de choc, séisme politique, journée historique… » De nombreuses expressions ont été utilisées après la condamnation de Marine Le Pen et de huit eurodéputés de son camp pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires. Le tribunal l’a condamnée pour un détournement de 4,1 millions d’euros. Marine Le Pen écope de cinq ans d’inéligibilité immédiate, de quatre ans de prison dont deux fermes et 100 000 euros d’amende. Si du point de vue du préjudice total, l’affaire est inédite, elle fait tout de même écho à des faits et des soupçons dans d’autres partis politiques.

Le procès des assistants parlementaires du MoDem

Le 9 juin 2017, le tribunal judiciaire de Paris ouvre une enquête préliminaire pour des soupçons d’emplois fictifs concernant les assistants parlementaires des députés européens du MoDem. Le parquet reproche le travail d’assistants parlementaires européens au service du parti entre 2005 et 2014.

Nommé Garde des Sceaux par Emmanuel Macron après son élection comme président de la République en 2017, François Bayrou démissionne un mois après en raison de l’ouverture de l’enquête préliminaire. Deux de ses proches, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard, nommées également ministre d’Etat, quittent le gouvernement. Le 6 décembre 2019, François Bayrou est mis en examen pour « complicité de détournement de fonds publics ».

Après 6 ans d’instruction, le…

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Auteur: Marius Texier