Condamnée deux fois pour détournement de fonds publics, Marine Le Pen sera bien candidate à l’Élysée. Grâce au pourvoi en cassation, elle repousse provisoirement le bracelet électronique, renvoie Jordan Bardella sur le banc des remplaçants et repart en campagne comme si de rien n’était. Au RN, les peines de prison sont visiblement très laxistes… sauf quand elles concernent les dirigeants du parti.
Mais le plus révélateur est ailleurs. Les affaires, les condamnations et les mensonges ne coûtent rien électoralement à Marine Le Pen. Une preuve supplémentaire que le vote RN ne repose pas sur la lutte contre la corruption ou l’insécurité, mais sur le racisme et un récit qui transforme l’étranger en responsable de tous les maux. Quand on n’a pas de solutions à proposer, et qu’on participe activement au problème, il reste toujours des coupables à désigner.
Auteur: Le Média

