L’année 2025 s’achève sur un paysage ouest-africain profondément transformé, marqué par des dynamiques de rupture, de résilience et de réinvention. Dans un contexte de tensions géopolitiques, de défis sécuritaires persistants et de pressions économiques multiples, plusieurs États de la région ont engagé des réformes d’envergure, portées par une volonté affirmée de souveraineté et de refondation.
Trois domaines se détachent comme les piliers de cette recomposition : la sécurité, la monnaie et l’économie et la diplomatie. Chacun d’eux a connu des évolutions majeures, tant sur le plan institutionnel que dans les pratiques concrètes. La création de l’Alliance des États du Sahel (AES), le recentrage des priorités budgétaires, la diversification des partenariats internationaux, ou encore la montée en puissance des initiatives locales témoignent d’une volonté partagée de reprendre le contrôle des trajectoires nationales.
Mais ces avancées, aussi significatives soient-elles, s’inscrivent dans un équilibre fragile. Les transitions politiques en cours, les incertitudes électorales, les tensions sociales et les défis logistiques rappellent que la transformation reste un processus en construction, exposé aux aléas internes et aux rapports de force externes.
Une révolution souterraine
La nouvelle architecture 2025, de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) va franchir un seuil historique avec le prochain sommet des chefs d’État la semaine prochaine : celui de la souveraineté assumée. Dans un contexte géopolitique tendu, marqué par le retrait des puissances occidentales et la montée des tensions régionales, les États membres ont posé les fondations d’un nouveau modèle de gouvernance, de sécurité, d’économie et surtout, d’indépendance monétaire. L’année 2026 s’annonce donc comme celle de l’opérationnalisation. Décryptage d’une révolution silencieuse.
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