Le monde marin à l’honneur. La France accueille, du 9 au 23 juin à Nice, la troisième conférence des Nations unies sur l’Océan (Unoc). Une bonne occasion de rappeler l’importance cruciale des aires marines de la métropole et des Outre-mer, qu’elle soit écologique, économique ou stratégique.
2e zone économique exclusive du monde
Les aires marines tricolores sur le podium. Avec ses plus de 10 millions de km2 de mers et d’océans, la France possède la deuxième plus grande zone économique exclusive (ZEE) du monde, juste derrière les États-Unis (11,3 millions de km2).
Ce domaine maritime, situé à 97 % dans les territoires d’outre-mer, représente un immense atout. Économique d’abord, puisque l’exploitation des ressources dans ces zones revient exclusivement à l’État concerné. Mais aussi stratégique : grâce à sa ZEE, la France a une présence dans tous les océans du monde, sauf l’Arctique. Dans le détail, 66 % de son espace maritime se situe dans le Pacifique, 27 % dans l’océan Indien, 4 % autour de l’Hexagone et de la Corse, et 3 % dans l’Atlantique (hors métropole).
Plus de 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires
L’ouverture de la France sur les mers représente un indéniable atout économique. Avec une valeur ajoutée de 43,3 milliards d’euros en 2019, les activités maritimes ont pesé pour environ 1,5 % du produit intérieur brut, note le dernier rapport « Données économiques maritimes françaises » de l’Ifremer.
Cette même année, le secteur a employé 525 000 personnes, soit 1,7 % de la population active, selon cet institut de recherche sur l’océan. Le tourisme littoral représente les deux tiers de ces emplois, loin devant le secteur public non marchand (marine nationale, protection de l’environnement, recherche scientifique…) qui pèse pour 8 à 9 % du total. Suivent les secteurs des produits de la mer (pêche, aquaculture, commerce…), de la…
Auteur: Juliette Vienot de Vaublanc

