Le 1er août 1975, 35 pays signaient en Finlande un accord qui, par ses principes, marquait le début du règlement de la guerre froide. Cet Acte final de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), qui doit notamment garantir l’inviolabilité des frontières, fête aujourd’hui ses cinquante ans. Si ce texte a servi de base au maintien de la paix en Europe, son anniversaire est aujourd’hui fêté alors que la guerre sévit de nouveau en Europe.
Pour l’occasion, la capitale finlandaise a organisé une conférence jeudi 31 juillet. Présent à distance, le président ukrainien, a appelé le monde à œuvrer pour un « changement de régime » en Russie, et à confisquer les avoirs russes plutôt qu’à seulement les geler.
Sur place, aucun haut responsable Russe n’était présent pour entendre cet appel. D’autres invités de marque étaient en revanche sur place, à commencer par le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Volker Türk, ainsi que le ministre ukrainien des affaires étrangères Andriï Sybiga. Il y a cinquante ans, la conférence d’Helsinki avait pourtant réussi à réunir des dirigeants antagonistes.
Le début de la fin de la guerre froide
La signature de l’Acte final d’Helsinki, en août 1975, est l’aboutissement de plusieurs années d’efforts diplomatiques. Dix ans après la crise des missiles de Cuba, considérée aujourd’hui comme le paroxysme de la guerre froide, les deux blocs, de l’Est, comme de l’Ouest, se réunissent en juillet 1973 pour poser les fondements d’un apaisement de leurs relations.
L’idée d’une conférence qui viendrait inscrire noir sur blanc les principes de cette « détente » provient du dirigeant du bloc soviétique, Leonid Brejnev. Depuis les années 1950, l’URSS attend des États de l’Ouest qu’ils reconnaissent la division territoriale de l’Europe tracé par le rideau de fer. La Communauté économique…
Auteur: Alix Champlon

