Cette déclaration forte est intervenue au deuxième jour de la Conférence des Nations Unies sur l’océan (UNOC3), qui rassemble cette semaine, sur la Côte d’Azur, des centaines de responsables gouvernementaux, scientifiques, chefs d’entreprises et représentants de la société civile, tous venus affronter une urgence environnementale de plus en plus critique.
Éviter le point de non-retour
« Nous sommes à Nice pour une mission : sauver l’océan, pour sauver notre avenir », a lancé le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’une conférence de presse. Mais le point de non-retour, a-t-il averti, « approche rapidement ».
L’ennemi, selon lui, est parfaitement identifié : c’est la cupidité. Celle-ci, a-t-il poursuivi, « sème le doute, nie la science, déforme la vérité, récompense la corruption et détruit la vie au nom du profit ».
« Nous ne pouvons pas laisser la cupidité décider du sort de notre planète », a-t-il martelé.
Appelant chaque acteur à prendre ses responsabilités pour contrer ces logiques prédatrices, le Secrétaire général a ajouté : « C’est la raison de notre présence cette semaine : faire bloc contre ces forces destructrices et reprendre possession de ce qui appartient à toutes et tous ».
António Guterres, Secrétaire général de l’ONU (premier rang, 2e en partant de la gauche), lors d’une photo de famille avec des dirigeants mondiaux pour accélérer la ratification du traité sur la haute mer.
M. Guterres a énoncé quatre grandes priorités destinées aux gouvernements, aux entreprises, aux pêcheurs et aux scientifiques – soulignant que « chacun a un rôle crucial à jouer » :
-
Transformer les pratiques d’exploitation des ressources marines : il ne s’agit pas seulement de pêcher, mais de repenser notre manière de le faire. L’objectif mondialement reconnu de protéger 30 % des océans d’ici 2030 doit être atteint.
Auteur: Nations Unies FR

