A première vue, un simple bâtiment blanc, en versant de montagne. Il faut dire que la tache blanche dénote dans cette zone aride et désertique. C’est peut-être d’ailleurs pour cela que l’Iran a choisi cet emplacement pour l’un de ses sites d’enrichissement d’uranium. Car à 80 ou 90 mètres de profondeur, une salle gigantesque de 250 mètres de long et 13 mètres de large abrite près de 3 000 centrifugeuses qui permettent d’enrichir l’uranium, processus indispensable dans l’élaboration d’une arme nucléaire. En comparaison, le site nucléaire de Natanz, en partie détruit lors des frappes israéliennes survenues la semaine dernière, compte environ 16 000 centrifugeuses à une profondeur de 30 mètres. Selon les déclarations du président de l’Agence internationale de l’énergie atomique, « aucun dommage » n’a été constaté sur le site de Fordo après les frappes israéliennes.
La GBU-57 inefficace ?
Cette installation en profondeur rend extrêmement difficile, voire impossible, sa destruction. Selon le Financial Times : « La solidité géologique de Fordo rend sa salle des centrifugeuses impossible à atteindre avec des bombes conventionnelles larguées par les airs ». Dans le même journal, il apparaît « peu probable » qu’Israël opte pour une opération militaire au sol.
Ainsi, l’une des seules solutions qui s’offre à l’Etat hébreu est la participation des Etats-Unis dans l’opération avec notamment la bombe…
Auteur: Marius Texier

