Un territoire minuscule, pourtant crucial depuis des décennies. C’est depuis la bande de Gaza qu’a été lancée l’offensive sur Israël samedi 7 octobre au matin. Cette bande de terre exiguë, où vivent aujourd’hui plus de 2 millions de Palestiniens, a été successivement sous mandat britannique, souveraineté égyptienne, occupation israélienne puis contrôle du Hamas. La zone est soumise à un blocus israélien depuis 2007.
► En 1920, Gaza est sous mandat britannique
Le 2 novembre 1917, lord Balfour, le ministre britannique des affaires étrangères, s’engage dans une lettre à favoriser « l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif ». À partir des années 1920, la Palestine – dont fait partie Gaza – est placée sous mandat britannique par la Société des Nations (SDN), à l’instar d’autres territoires ottomans. La Palestine mandataire est toutefois le seul territoire qui ne deviendra pas pleinement indépendant par la suite.
Des juifs, d’Europe de l’Est d’abord puis de tout le continent, immigrent massivement en Palestine jusqu’en 1947, fuyant les pogroms dans l’Empire russe puis les persécutions nazies. Ces arrivées suscitent l’opposition de la population arabe, qui se révolte à plusieurs reprises. En 1947, le Royaume-Uni, ne trouvant pas d’issue à ce conflit, décide de confier la Palestine à l’Organisation des Nations unies.
► 1948 : la bande de Gaza est rattachée à l’Égypte
Alors que la Seconde Guerre mondiale vient de s’achever, l’ONU propose un partage de la zone qui sera voté le 29 novembre 1947. Le plan prévoit de créer un État arabe et un État juif côte à côte, et de faire de Jérusalem un territoire sanctifié placé sous régime international. La Palestine, amputée d’une grande partie de son territoire, rejette massivement ce partage.
Alors que les Britanniques quittent le territoire, les populations juive et palestinienne entrent…
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Auteur: Capucine Licoys

