L’Égypte « ne cédera pas une partie de son territoire pour accueillir des réfugiés palestiniens » de la bande de Gaza. Le maréchal al-Sissi, chef de l’État égyptien depuis 2013, a exprimé, lors d’une récente conférence de presse, son opposition à cette éventualité évoquée depuis les événements tragiques du 7 octobre 2023. « Cette opération vise à pousser les Palestiniens à émigrer vers l’Égypte et cela est inacceptable », a-t-il ajouté.
Pourtant, le déplacement forcé de la moitié de la population du nord vers le sud de l’enclave palestinienne semble attester de l’adhésion des autorités israéliennes à cette solution et présage, pour beaucoup de Palestiniens, d’une seconde Nakba – la catastrophe, nom donné à l’exode massif des Palestiniens en 1948.
Depuis l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, les tensions entre le régime égyptien et les autorités israéliennes sont exacerbées.
Ce qui est en jeu pour Le Caire, c’est la zone nord de la région égyptienne du Sinaï – et donc, comme l’affirme al-Sissi, la sécurité nationale égyptienne.
Des « débordements » déjà anciens
La crainte des régimes égyptiens successifs d’un « débordement » de la bande de Gaza sur le sol égyptien n’est pas nouvelle ; elle s’est matérialisée au moins une fois depuis l’arrivée au pouvoir du Hamas à Gaza en 2006.
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En 2008, en guise de protestation contre le blocus israélien, des milliers de Gazaouis forcent la frontière et entrent en Égypte, dans…
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Auteur: Sarah Daoud, Docteure en science politique (mention relations internationales), Sciences Po

