Selon un rapport annuel présenté lundi par la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour les enfants et les conflits armés, Vanessa Frazier, les enfants continuent d’être tués ou mutilés « à un rythme alarmant » dans plusieurs théâtres de guerre, notamment en République démocratique du Congo, en Haïti, dans les territoires palestiniens occupés et au Soudan.
Ces violences ne se limitent pas à quelques foyers isolés. Elles prennent des formes différentes selon les conflits, mais produisent partout les mêmes conséquences dévastatrices pour les enfants.
En Afghanistan, à Gaza, au Myanmar, en Syrie et en Ukraine, les engins explosifs ont eu un impact « dévastateur et durable » sur les plus jeunes. Dans certains contextes, notamment dans l’enclave palestinienne et au Soudan, des enfants sont également morts de faim, souligne le rapport, qui couvre la période de décembre 2024 à décembre 2025.
Une jeune fille creuse des trous pour créer un abri pour sa famille dans un camp de déplacés à Tawila où des centaines d’Al Fasher ont fui en sécurité.
Violations en hausse
Devant le Conseil des droits de l’homme, Vanessa Frazier a averti que la dynamique observée ces dernières années ne montre aucun signe d’inversion. Les violations graves commises contre les enfants continuent à un niveau « choquant ».
La responsable onusienne cite notamment « les meurtres et mutilations d’enfants, les enlèvements d’enfants, le refus d’accès humanitaire et le recrutement et l’utilisation d’enfants » parmi les violations « particulièrement préoccupantes ».
« D’après l’analyse des données dont nous disposons à ce jour, il semble que les meurtres et mutilations d’enfants, ainsi que les enlèvements d’enfants, aient encore augmenté », a-t-elle déclaré, ajoutant que « les viols et autres formes de violence sexuelle restent…
Auteur: Nations Unies FR

