Un exercice record. Si les conséquences politiques de l’instabilité politique récente sont largement commentées, l’une d’entre elles est peut-être passée en dessous des radars : suite à la dissolution et la formation de trois gouvernements, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a été submergée de dossiers en 2024. Chargée de contrôler les déclarations de patrimoine et d’intérêts des parlementaires, des ministres, de leurs conseillers, de certains hauts fonctionnaires et d’autres responsables d’organismes publics (notamment du mouvement sportif), l’année 2024 s’annonçait déjà dense pour la HATVP, avec notamment les élections européennes et l’organisation des Jeux Olympiques (voir notre article sur le fonctionnement de ces contrôles pour les futurs ministres). Mais, comme l’anticipait son ancien président devant le Sénat en juin dernier, la Haute autorité a finalement dû faire face à « l’un des exercices déclaratifs les plus soutenus depuis sa création » selon les mots de Jean Maïa, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel et nouveau président de la HATVP qui présente ce 26 mai son premier rapport annuel.
40 % de déclarations reçues supplémentaires
Sur les 13 103 déclarations reçues pendant l’année civile 2024, soit une hausse de 40 % par rapport à l’exercice 2023, 1 300 étaient liées à la dissolution et aux déclarations nécessaires en début comme en…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

