Dix ans après l’adoption unanime de la résolution 2286 du Conseil de sécurité de l’ONU, les trois organisations constatent une aggravation des attaques.
« Aujourd’hui, la situation est encore pis qu’il y a dix ans. Nous ne célébrons pas une réussite, nous constatons un échec », dénoncent-ils, affirmant que « ce n’est pas un échec du droit » mais « de la volonté politique ».
« Chaque jour, en première ligne des crises les plus dévastatrices au monde, nos équipes sont témoins des conséquences catastrophiques qui surviennent lorsque le caractère sacré des soins de santé est remis en cause », soulignent-ils.
Crise de l’humanité
Les hôpitaux sont ainsi réduits en ruines, les ambulances sont retardées et entravées, les médecins, les infirmières et les patients sont trop souvent pris dans des attaques qui entraînent des morts et des blessés.
Une façon de rappeler que les violences visant les infrastructures, les moyens de transport et le personnel de santé se poursuivent sans relâche. Des patients continuent de mourir de blessures qui auraient pu être soignées, des femmes sont parfois contraintes d’accoucher sans soins adéquats, et des communautés entières se retrouvent privées de soins.
Or « lorsque les hôpitaux et les soignants sont pris pour cible, nous sommes confrontés non seulement à une crise humanitaire, mais aussi à une crise de l’humanité. Lorsque les soins de santé ne sont plus sûrs, c’est souvent le signe le plus évident que les règles et les normes destinées à limiter les ravages de la guerre sont en train de s’effondrer », fustigent l’OMS, MSF et le CICR.
Rien qu’en 2025, plus de 1.300 attaques contre des structures médicales ont été recensées à travers le monde. Ces dernières ont causé la mort de 1.981 victimes.
Faire preuve de volonté politique
La situation au Moyen-Orient illustre l’ampleur de cette crise. Depuis le début du conflit, l’OMS a recensé 149…
Auteur: Nations Unies FR

