Une nouvelle proposition de loi
« Plutôt que de demander aux personnes menstruées de s’adapter au travail, nous souhaitons que le travail s’adapte aux réalités de ces personnes », affirmait Sébastien Peytavie, député écologiste de Dordogne, dans une interview accordée à nos confrères de Capital le 8 mars dernier.
En France, selon un sondage IFOP datant de 2022, 65% des femmes en activité salariée « ont déjà été confrontées à des difficultés liées à leurs règles au travail », quand 35% d’entre elles déclarent que « leurs douleurs menstruelles impactent négativement leur travail ».
La nouvelle proposition de loi, portée par le député et discutée à l’Assemblée début avril, souhaite s’inscrire dans la lente mais nécessaire reconnaissance des douleurs incapacitantes liées au cycle féminin au travail.
Avec ce texte, Sébastien Peytavie espère simplifier les démarches des arrêts maladies en assurant leur indemnisation totale par la Sécurité sociale.
Dans les faits, une femme souffrant de dysménorrhée – endométriose diagnostiquée ou non – devra se rendre chez son médecin pour la prescription d’un arrêt maladie. La patiente se verra alors « débloquer » un certificat de 13 jours qu’elle pourra utiliser à sa convenance durant un an, en se rendant directement sur le site de l’Assurance maladie.
Un processus ne contraignant ainsi pas les femmes à se déplacer en cabinet médical à chaque besoin d’arrêt de travail et qui leur permettra par ailleurs de ne plus choisir entre souffrance ou perte de salaire.
En effet, aujourd’hui, « l’arrêt n’est pas payé par la Sécurité sociale mais cela a un impact sur l’entreprise et la santé de la personne. […] Certes, ce que nous proposons a un coût mais c’est un choix de société. La mesure a été évaluée à environ un milliard d’euros en année pleine », précisait le député pour Capital.
Un précédent texte…
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Auteur: Juliette Boffy

