Le Congrès mondial de la nature se tient du 3 au 11 septembre à Marseille. Deux journalistes de Reporterre sont présentes à cet événement autour de la biodiversité, et proposent un suivi quotidien.
Retrouvez tous nos articles ici.
Marseille (Bouches-du-Rhône), reportage
Tombée de rideau sur le parc Chanot, à Marseille. Après une semaine d’intenses débats, le Congrès mondial de la nature s’est terminé, vendredi 10 septembre au soir. La déclaration finale, « Le manifeste de Marseille », se veut porteur d’espoir face à l’effondrement du vivant :
« L’humanité a atteint un point de bascule (…) La « réussite » économique ne saurait plus se faire aux dépens de la nature. Nous avons de toute urgence besoin de réformes systémiques (…) Pourtant, il y a lieu d’être optimiste. Nous sommes parfaitement capables d’opérer des changements transformateurs, et vite. Pendant la pandémie, nous avons changé nos comportements afin de protéger notre santé et celle de ceux qui nous entourent. »
Cette déclaration, adoptée par l’assemblée des membres de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) — qui regroupe aussi bien des gouvernements que des associations ou des centres de recherche — donne le la des futures négociations internationales sur la biodiversité, censées se tenir en avril 2022 en Chine. En creux, elle dessine une nouvelle vision de la protection de l’environnement, estime Didier Bazile, chercheur au Cirad, un centre de recherche membre de l’organisation : « On n’est plus dans une approche uniquement centrée sur la conservation des espèces ; des liens sont faits avec le changement climatique, l’agriculture et la santé, explique-t-il. Surtout, il y a désormais un consensus sur l’importance vitale de la biodiversité et de sa préservation pour le bien-être global. » Autrement dit, la biodiversité est entrée de plain-pied dans l’agenda politique international. « Ce congrès a permis de mettre les points sur les i, dit aussi Pierre Cannet, du WWF. Il a réussi à proposer des solutions concrètes pour répondre à l’urgence. »
Car au-delà de ce manifeste, plus d’une centaine de motions ont été adoptées, qui sont autant de recommandations pour enrayer la crise écologique. « L’UICN est une courroie de transmission entre le monde scientifique et associatif d’un côté, et le monde politique et économique de l’autre, explique François Chartier, chargé des campagnes Océans à Greenpeace. Elle porte des positions qui font…
La suite est à lire sur: reporterre.net
Auteur: Lorène Lavocat (Reporterre) Reporterre
